Keroman

Dans le quartier du port de Lorient - Keroman - ce dimanche là, le soleil se levait mais le temps s’était arrêté. Et rien n’a changé. Ni les odeurs de carcasses de poissons, ni les couleurs des coques des bateaux, ni même ces rues vides de sens et de gens.

Il y a toujours ces mêmes tons délicatement réchauffés par le lever d’un soleil matinal, entre un jaune pâle qui devient doucement rosé et le bleu du ciel qui commence à s’étaler. Qu’il est rassurant, après toutes ces longues années, de retrouver le soleil au même endroit fidèle à lui-même ce matin là, le temps d’une partie de pêche ou d’une sieste bien méritée le long de la jetée. Il nous rappelle que la vie est plutôt belle mais que cela ne dure qu’un instant; le temps que le soleil quitte l’horizon en montant dans le ciel et que la ville reprenne ses couleurs habituelles.

Le temps s’était arrêté un instant et il est déjà reparti avec tous ses soucis. Il est l’heure de repartir travailler en espérant que le soleil sera toujours fidèle le matin suivant...








Il y a toujours ces mêmes tons délicatement réchauffés par le lever d’un soleil matinal, entre un jaune pâle qui devient doucement rosé et le bleu du ciel qui commence à s’étaler.










Le temps s’était arrêté un instant et il est déjà reparti avec tous ses soucis. Il est l’heure de repartir travailler en espérant que le soleil sera toujours fidèle le matin suivant...






2011, Lorient
Photographie